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Association des Amis du Musée SAFRAN (AAMS)

L’Association des Amis du Musée SAFRAN est joignable par téléphone au 01 60 59 72 58, par fax au 01 60 59 74 05, par e-mail : aams@museesafran.com.

Aujourd’hui, SAFRAN au travers de sa filiale Snecma, est non seulement l’un des quatre motoristes majeurs du monde, mais c’est aussi le plus ancien, le seul qui ait fabriqué en série des moteurs spécialement destinés à l’aviation avant la première guerre mondiale.

Fondée en 1905 sous le nom de Société des Moteurs GNOME, elle est devenue en 1915 Société des Moteurs GNOME & RHÔNE, puis en 1945, Société Nationale d`Étude et de Construction de Moteurs d’Aviation (SNECMA), enfin en 2005 la réunion du groupe Snecma et de la Sagem donne naissance au groupe SAFRAN. Depuis 1907 elle n’a jamais cessé de construire des moteurs d’avions.

Au cours des années, d’autres grands motoristes français, LORRAINE, CLERGET (Groupe d’études des moteurs à huile lourde), RENAULT, HISPANO-SUIZA, Société Européenne de Propulsion, l’ont rejoint. L’histoire du groupe SAFRAN (SNECMA, TURBOMECA, HISPANO-SUIZA, LABINAL, MESSIER-BUGATTI, MESSIER-DOWTY, SAGEM ....) se confond ainsi depuis plus de cent ans avec l’histoire de l’industrie française aéronautique et spatiale.

L’idée de constituer un musée germait dans de nombreux esprits de personnes de SNECMA depuis plusieurs années sans que les conditions nécessaires en permettent la réalisation.

Pour constituer ce musée il fallait d’une part posséder des matériels anciens et des documents à exposer, d’autre part des locaux pour les abriter. L’année 1985 fut décisive, une conjonction de bonnes volontés se produisit alors dans deux endroits où s’était maintenu le souvenir du passé :

•Au Siège Social, la Direction Financière avait conservé beaucoup d’archives comptables et juridiques,

•Au sein de l’Établissement de Villaroche, une petite équipe de bénévoles se porta volontaire pour restaurer les matériels. La motivation et l’enthousiasme de ces bénévoles sont à l’origine de ce Musée et permirent alors de réunir les deux éléments manquants :

-  Les matériels. Des matériels anciens, SNECMA n’en avait guère. Elle avait réussi à conserver un GNOME, moteur en étoile rotatif du début du siècle, un GNOME & RHÔNE moteur en étoile fixe d’entre deux guerres et quelques turboréacteurs de la famille ATAR. Les fondateurs de l’AAMS prirent contact avec le Musée de l’Air et de l’Espace. Celui-ci disposait dans ses réserves de nombreux moteurs à pistons dont certains fabriqués autrefois par la Société. Ces moteurs étaient tous à restaurer. Une Convention fut signée, elle prévoyait que pour chaque type de moteur, les bénévoles remettraient en état deux exemplaires : l’un devant retourner au Musée de l’Air, l’autre restant en prêt à long terme à notre disposition. Ainsi, peu à peu, nos anciens moteurs à pistons furent regroupés à Villaroche. Les réacteurs SNECMA et les motos GNOME & RHÔNE furent activement recherchés.
-  Les locaux. Il fallait encore pouvoir exposer tous les matériels ainsi restaurés. Les hasards de l’histoire et les circonstances allaient servir la cause du musée : le hasard s’appelle Saint Chamas. Inauguré en 1932 au bord de l’étang de Berre, à Saint Chamas, où il servait de hangar à hydravions et de base à l’école de pilotage Gnome & Rhône, ce hangar fut démonté en 1947 pour cause de pénurie de matériaux, pour prendre la direction de Villaroche. D’abord par péniche sur le Rhône, la Saône (il reste coincé sous un pont à Lyon et on le perd pendant quelques semaines) et enfin en camion jusqu’à l’aérodrome de Melun-Villaroche où il va abriter les avions prototypes des essais en vol de SNECMA. Il prendra tout naturellement le nom de Saint Chamas. En 1977 les essais en vol étant transférés à Istres, le Saint Chamas, lieu chargé d’histoire ne vibre plus au rythme des moteurs. Il sert de magasin, va-t-on le démolir ? Quarante ans après il renaît et protège, de son importante charpente d’acier, les trésors du passé, mais aussi les promesses du futur puisque le démonstrateur M88-1 de l’avion Rafale et le moteur CFM56 des avions de transport civil Douglas, Boeing et Airbus ont leur place dans ce superbe bâtiment d’environ 4000m2, qui retrouve ainsi une destination digne de lui. Restauré, il abrite le Musée ainsi qu’un atelier pour la remise en état des matériels.

En mai 1989, le nombre de matériels restaurés, grâce au travail de quatre années, parut alors suffisant pour que le Musée soit inauguré : L’inauguration a eu lieu à la veille du 38ieme Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace, quatre-vingts ans après la Première Exposition Internationale de la Locomotion Aérienne tenue à Paris en 1909, où déjà était présente la Société des Moteurs GNOME. Même par rapport au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, le Saint Chamas est aujourd’hui unique en son genre ; il n’existe en effet en France aucun musée spécifiquement consacré aux moteurs d’avions depuis les origines à nos jours.

L’équipe de bénévoles qui restaurait les premiers moteurs destinés au Musée s’est développée. Elle mobilise des femmes et des hommes de tous niveaux de l’entreprise, en activité ou en retraite, et qui poursuivent avec passion les restaurations des anciens matériels du Groupe SAFRAN afin d’en compléter les collections et d’en améliorer la présentation. L’équipe informelle initiale s’est constituée en 1990 en association régie par la loi du 1er Juillet 1901 : Association des Amis du Musée SNECMA : A.A.M.S.

Si tous les bénévoles de l’association remettent en état le matériel, certains sont plus spécifiquement chargés de récupérer objets, documents et d’établir les inventaires, d’autres œuvrent pour l’amélioration de la présentation des objets, car le Musée évolue en permanence, d’autres enfin s’intéressent aux actions à mener pour promouvoir et faire connaître le Musée.

Aujourd’hui, plus de 60 moteurs à pistons ont été restaurés par les bénévoles de l’association, cette tâche ne va pas sans quelques surprises lors de la découverte du matériel, du démontage et du remontage après nettoyage. Les pièces manquantes, quelquefois les cylindres, nécessitent leur réalisation avec les machines appropriées, avec les outillages à inventer, et surtout, avec le personnel compétent. L’absence de plans et notices pour certains moteurs conduit à prendre de nombreuses notes et photos lors des démontages afin d’éviter de grosses erreurs au remontage. Mais avec quelques réflexions et astuces, jusqu’à présent, les difficultés ont été surmontées. En matière de turboréacteurs, si la source principale est SNECMA, les collections sont complétées par l’appel à des écoles qui ont reçu de la Société, dans le passé, des moteurs pour leur enseignement. Ces machines, dépassées par rapport aux techniques actuelles, reviennent alors au Musée.

Mais si le moteur d’avion constitue l’origine de l’histoire de SNECMA, il convient de ne pas oublier d’autres réalisations telles que les pulsoréacteurs et les motos Gnome-Rhône. Celles-ci furent appréciées bien après la première guerre mondiale et jusqu’en l960, pour leurs nombreux records et leur utilisation dans l’armée française. A partir de l’achat d’épaves ou exceptionnellement de motos déjà restaurées, le Musée s’est constitué une collection significative. Aujourd’hui, une quarantaine de ces motos sont exposées.

Dans les périodes difficiles, d’autres produits ont été fabriqués par nos usines : des bicyclettes, des tracteurs agricoles sous la marque SIFT, des pistolets mitrailleurs, des ustensiles de cuisine, des machines à coudre. Tous ces objets ont trouvé leur place dans le Musée.

Aujourd’hui, les activités de l’AAMS s’étendent aux matériels des autres sociétés du groupe présents dans le Musée : Trains d’atterrissages, Freins, moteurs fusées, moteurs d’hélicoptères, drones etc.

L’A.A.M.S. a été à l’honneur en 1991 puisque le Conseil Général de Seine et Marne lui a décerné le Grand Prix d’Honneur du Patrimoine, pour la conservation et la mise en valeur du patrimoine technique et industriel français.

Malgré l’éloignement du site le Musée reçoit annuellement 9 à 10 000 visiteurs. Chaque visite est commentée par un membre de l’Association. Il est ouvert le mercredi et le dernier samedi après-midi du mois. Des visites guidées peuvent être organisées sur demande.